MALAFOSSE JP, MALAFOSSE I. 2018
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SUIVI DES RAPACES FORESTIERS EN LOZÈRE ET DANS LE PARC NATIONAL DES CÉVENNES : LE CIRCAÈTE JEAN-LE-BLANC Résultats pour 2018 Jean-Pierre et Isabelle MALAFOSSE Parc national des Cévennes 1SUIVI DES RAPACES FORESTIERS EN LOZÈRE ET DANS LE PARC NATIONAL DES CÉVENNES : LE CIRCAÈTE JEAN-LE-BLANC Résultats pour 2018 Nouvelle année difficile pour nos circaètes Cévenols. 2018 nous aura offert le pire printemps que pouvaient redouter les naturalistes de terrain. Quasiment trois mois et demi de mauvais temps qui auront mis à rude épreuve la capacité reproductrice des circaètes et le moral des observateurs. Cette année est toutefois riche d’enseignements sur la réponse des oiseaux face à ces conditions défavorables. Les stratèges k que sont les circaètes s’accommodent sans doute bien de cette situation changeante d’une année à l’autre. D’un autre côté, le caractère imprévisible des évènements constituant la nouvelle l’année de suivi, nous évite la monotonie d’un suivi lisse et sans surprise. I) – Inventaire : Quasiment aucun changement dans la connaissance des couples présents dans notre population. 2018 n’aura pas été très favorable à la recherche de nouveaux couples, compte tenu du temps utilisé à suivre les couples déjà connus. Les tableaux ci-dessous présentent les effectifs et densités retenus pour la zone d’étude en 2018. Secteurs biogéographiques Certains Probables Possibles Total Cévennes (CEV) 32 9 15 56 Causses (CAU) 32 16 16 64 Aigoual (AIG) 20 23 5 48 Mt Lozère (LOZ) 9 9 14 32 Aubrac (AUB) 2 14 – 16 Total général 95 71 50 216 Tableau n° 1 : inventaire, par secteur et sur la zone générale d’étude, des couples nicheurs de circaète (couples certains, probables et possibles.) Secteurs couples couples couples total Biogéo… certains probables possibles C évennes 32 9 15 56 Causses 32 16 16 64 Aigoual 20 23 5 48 M t Lozère 9 9 14 32 ZONE 93 57 50 200 superficie (ha) 60 000 90 000 45 000 70 000 265 000 Nb cple pour 100km2 9,33 7,11 10,67 4,57 7,55 Nb ha/cple 1071 1406 937 2187 1325 Tableau n° 2 : inventaire des couples et densités sur quatre secteurs biogéographiques du Parc national des Cévennes en 2018. 2II) – Reproduction En 2018 nous avons visité 76 sites de nidification (41% des couples connus) pour contrôler la présence des couples de circaète. 65 sites étaient occupés par au moins un oiseau (80%) et 11 étaient apparemment déserts. Ce taux d’occupation des sites relativement faible (-10% en 2018) doit être plus attribué à de mauvaises conditions d’observation, dues à la météo défavorable, qu’à une réelle fluctuation du nombre de couple présents. Le tableau n°3 présente les résultats de la reproduction par zone biogéographique et pour tous les couples suivis en 2018 (nombres entre parenthèse). Ces résultats portent sur trois paramètres que sont la ponte, l’éclosion et l’envol. Ils précisent, pour les couples suivis, le nombre d’œufs pondus, le nombre de poussins éclos et le nombre de jeunes à l’envol ainsi que le taux moyen calculé pour ces trois paramètres. Cévennes (18 couples) Causses (09 couples) – Ponte : 10 sur 15 = 0,67 – Ponte : 04 sur 09 = 0,44 – Éclosion : 07 sur 17 = 0,41 – Éclosion : 03 sur 09 = 0,33 – Envol : 05 sur 18 = 0,28 – Envol : 02 sur 09 = 0,22 Aigoual (10 couples) Mt Lozère (09 couples) – Ponte : 07 sur 10 = 0,70 – Ponte : 05 sur 09 = 0,55 – Éclosion : 06 sur 09 = 0,67 – Éclosion : 03 sur 09= 0,33 – Envol : 02 sur 10 = 0,20 – Envol : 01 sur 09 = 0,11 Tous les secteurs (46 couples) – Ponte : 26 sur 43 = 0,60 – Éclosion : 19 sur 44 = 0,43 – Envol : 10 sur 46 = 0,22 Tableau n° 3 : bilan de la reproduction pour 46 couples suivis en 2018 et détail pour les quatre secteurs biogéographiques. Pour plus de précisions, voir le texte. Rappel du taux de reproduction pour les années précédentes: 1992 = 0,33 (N=15) 1993 = 0,66 (N=15) 1994 = 0,47 (N=17) 1995 = 0,78 (N=27) 1996 = 0,65 (N=37) 1997 = 0,40 (N=35) 1998 = 0,64 (N=33) 1999 = 0,71 (N=38) 2000 = 0,58 (N=59) 2001 = 0,57 (N=67) 2002 = 0.52 (N=62) 2003 = 0,59 (N=61) 2004 = 0,31 (N=64) 2005 = 0,54 (N=48) 2006 = 0,79 (N=42) 2007 = 0,56 (N=48) 2008 = 0,50 (N=56) 2009 = 0,41 (N=49) 2010 = 0,22 (N=50) 2016 = 0,45 (N=44) 2011 = 0,42 (N=50) 2017 = 0,68 (N=44) 2012 = 0,23 (N=53) 2018 = 0,22 (N=46) 2013 = 0,41 (N=49) 2014 = 0,69 (N=52) 2015 = 0,74 (N=38) Moyenne sur 27 ans = 0,53 juv. / Couple (N=1199 cycles) 3Les 46 couples suivis tout au long du cycle de reproduction présentent un taux de productivité extrêmement faible (0,22 jeune par couple) et place 2018 parmi les cinq plus mauvaises années depuis 1992. Les années 2010, 2012 et dans une moindre mesure 1992 et 2004 présentaient également un taux très bas (voir graphique 4). Les quatre secteurs biogéographiques ont été affectés de manière similaire en 2018 (voir tableau 3) et les Cévennes n’y ont pas échappé cette année. La population de garrigue, suivie plus au sud par JP Céret, affiche elle aussi en 2018 un taux de reproduction record extrêmement bas pour ce secteur (0,45 jeune par couple). -Date moyenne de ponte en 2018 : 24 avril (N=10). Evolution de la date moyenne de ponte 30/4 25/4 20/4 15/4 10/4 5/4 31/3 95 19 Graphique 1 97 19 99 19 01 20 03 20 05 20 07 20 09 20 11 20 13 20 15 20 17 20 : Evolution de la date moyenne de ponte sur 24 ans. Moyenne générale 15 avril (N=508) sub-title N Jours de pluie X10 Hauteurs d’eau en mm Graphique 2 : Pluviométrie (en mm) et nombre jours de pluie (multipliés par 10) en 2018 (Saint Etienne du Valdonnez -48-). 4Une particularité supplémentaire pour 2018 est caractérisée par un taux d’abstention très élevé. En effet 40% des couples n’ont pas pondu. Suite à des conditions météorologiques défavorables en mars et avril, les femelles n’ont pas dû bénéficier de suffisamment d’énergie pour acquérir les capacités nécessaires à la ponte. Seules deux années, 2004 et 2013 présentent également un taux de ponte aussi faible (voir graphique 3). La plupart des femelles ont pondu tard en avril (pontes différées ou de remplacement ?) faisant grimper cette année la date moyenne de ponte au 24 avril (graphique 1). Les conditions défavorables se sont poursuivies jusqu’à la mi-juin (graphique 2) entrainant des pertes à l’éclosion et à l’élevage des jeunes (graphique 3). La prédation a été assez forte cette année avec des pertes occasionnées sur les couples les plus tardifs. Suivi de trois paramètres de la reproduction du Circaète Jean-le- Blanc dans les Cévennes (N=1152 cycles) 1,2 1 0,8 0,6 0,4 0,2 0 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Graphique 3 : Suivi de la reproduction de 1995 à 2018. En noir la ponte, en rose l’éclosion et en jaune le taux moyen annuel d’envol. Variation du taux de reproduction annuel chez le Circaète Jean le Blanc dans les Cévennes (N = 1196 cycles) 1 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 Années de reproduction Graphique 4 : Variation du taux annuel de reproduction chez le Circaète Jean-le-blanc dans les Cévennes de 1992 à 2018. Le taux de reproduction est calculé en divisant le nombre de jeunes à l’envol par le nombre de couples territoriaux ayant chargé une aire. 536 échecs ont affecté nos couples reproducteurs en 2018. Douze sont indéterminés et les vingt cinq autres se répartissent comme suit : – Abstention – Lié au couple – Faim/maladie – Dérangement – Prédation : 12 : 01 : 01 : 04 : 07 III) – Régime alimentaire du jeune circaète à l’aire : Nous avons observé peu de proies sur les aires cette année et n’avons fait aucun affut d’observation pour les identifier. Seules cinq proies supplémentaires viennent compléter le régime alimentaire global du jeune en 2018. Voir tableau N°4. COULEUVRES 280 C. d’esculape C. verte et jaune C. à collier C. de Montpellier C. vipérine C. girondine C. lisse C. (sp) 53 86 16 37 3 1 3 81 (1) (1) (2) 36 18 21 21 VIPÈRE ASPIC OPHIDIENS (sp) LÉZARD VERT ORVET HÉRISSON TAUPE PETITS CAMPAGNOLS (Microtus sp) CAMPAGNOL TERRESTRE LIEVRE (juv) LAPIN (juv) RONGEURS (sp) GRENOUILLE ROUSSE CRAPAUD OISEAUX 7 2 5 3 1 1 13 3 4 7 (1) Tableau n°4 : synthèse du régime alimentaire des poussins de 1991 à 2018 (N=422). Nous signalons entre parenthèses les proies relevées en 2018. 6IV) – Suivi des oiseaux bagués : Observations d’oiseaux bagués en 2018 : En 2018 nous n’avons observé qu’un seul circaète bagué. Il s’agit du mâle doyen de nos oiseaux marqués à l’aide de bagues colorées. Cette année, il a 22 ans (23ème Année Civile) et se trouve toujours sur le même site de nidification. L’aire choisie cette année, différente de celle utilisée en 2017, se trouve à 1050 mètres d’altitude et a souffert de conditions difficiles dues au brouillard, à la pluie et à la neige. Le couple n’a malheureusement pas déposé de ponte (ce qui a été le cas de bien d’autres cette année). V) – Analyses génétiques : Cette année, nous avons confié notre lot de plumes, prélevées sur les poussins de circaète durant notre étude de 2002 à 2015 sous l’égide du CRBPO, à Olivier Lourdais (chercheur au CNRS de Chizé) et Cécile Ribout du laboratoire d’Analyses biologiques de Chizé. Je les remercie vivement pour ce travail qui va nous permettre de progresser dans la connaissance de l’espèce. Un premier lot, d’une centaine de plumes analysées pour le sexage des jeunes en 2002, nous avait permis un travail sur la détermination du sexe des poussin par la biométrie « Jalby et al. 2012 »*. Cette première analyse ADN avait été faite par Henri Le Turc au Laboratoire génétique et environnement de l’Université de Montpellier II. Nous disposons maintenant de 281 sexages ADN supplémentaires pour décrire le sex-ratio des poussins de notre population. Après analyse de ces données, nous proposerons prochainement à la revue Alauda une note sur le sex-ratio des poussins de circaètes cévenols. *JALBY V., MALAFOSSE J.P., NORE T., WINK M. -2012. Détermination, par la biométrie, du sexe des poussins chez deux espèces de Rapaces Circaetus gallicus et Buteo buteo. Alauda 80 (3), 2012 : 187-202. VI) – Comportement, anecdotes : Nous avons constaté, cette année encore, trois cas de « prédation » perpétrés par l’Aigle royal Aquila chrysaetos et le Hibou grand-duc Bubo bubo, tant sur les jeunes que sur les adultes : Le premier cas, imputable à l’Aigle royal, nous l’avons observé, Thérèse Nore et moi, le 24 juin 2018 lorsque vers 14h15 la femelle arrive à l’aire pour nourrir son jeune. « La femelle d’aigle arrive de dos et se pose directement dans cette aire cévenole gardoise de la Vallée borgne. Elle dépose sa proie devant elle et le jeune se précipite pour se l’approprier. Ce n’est que lorsque qu’il relève la tête que nous voyons clairement qu’il s’agit d’un poussin. Il tient sa proie par le bec et nous la présente de face, ce qui nous permet de reconnaître un jeune circaète âgé de 10 ou 15 jours et issu d’une ponte assez tardive. Il entraine ensuite son repas au fond de l’aire pour le consommer tranquillement. Maigre apport de proie pour l’aigle mais une perte pour nous car ce circaète provient sans doute d’un couple que nous suivons dans la vallée. » Le couple le plus proche nichant en crête et plus à l’ouest a échoué cette année mais il est difficile de dire si c’est à cause des aigles. Le prélèvement sur l’aire d’un poussin aussi jeune ne laisse pas d’indice perceptible. Nous avions déjà observé un apport d’un poussin de circaète un peu plus âgé (environ 4 semaines) dans une aire d’aigle royal fin juin 1982 dans les gorges du Tarn. Les aires de circaète étant très dégagées par en dessus, les poussins sont très exposées à la vue des prédateurs ailés et de ce fait extrêmement vulnérables vis-à-vis de l’Aigle royal. 7Le deuxième cas se passe le 15 avril, près d’une aire d’aigle où une femelle « royale » est en train de couver et concerne la mise à mort d’un circaète mâle adulte. Nous avions déjà décrit dans le bilan de 2010 la tentative de prédation d’un circaète mâle par un immature d’Aigle royal et qui c’était soldée par un échec. Cette fois, face à l’expérience d’un Aigle royal adulte et déterminé le circaète n’y a pas échappé. Voir photos 1 et 2. Le texte, un peu long, s’inspire du courriel envoyé le soir même aux amis « rapaçologues ». Les spécialistes de l’éthologie excuseront le style volontairement émotionnel mais ce genre d’observation est suffisamment rare et inattendu pour ne pas se laisser imprégner ou pénétrer par l’ambiance du moment. « La journée du 23 avril est un répit météorologique pour cette année 2018 et le soleil attire les circaètes sur ces pentes bien exposées où les reptiles ne vont pas tarder à circuler. Nous prenons le temps, mon collègue Emeric et moi, d’observer « entre midi et deux » comme on dit, une aire d’aigle nouvellement occupée. Le couple a en effet construit l’an dernier son nouveau nid dans un gros douglas bien éloigné de son site habituel. L’observation est commode. La femelle, couchée sur la coupe bien verte de l’aire, scrute chaque évènement que son regard peut accrocher. 12h25 elle se lève et tourne ses œufs. Le passage de son mâle ne lui échappe pas ; pas plus que l’arrivée vers 12h40 d’un circaète (mâle) derrière elle et en crête de son vallon. Son attention ne va plus quitter ce grand rapace blanc qui s’attarde dans « sa » combe en fouillant méticuleusement le sol de son regard doré. Le Circaète quant à lui ne se doute pas que de nouveaux locataires ont investi la zone. Cela fait sans doute plusieurs années qu’il vient chasser en toute tranquillité sur ces landes « giboyeuses ». D’ailleurs ça y est au bout de quelques minutes seulement il se laisse tomber, avec toute l’élégance qui caractérise son espèce, sur un probable serpent. Il a dû faire mouche et je le vois lutter avec sa proie. La femelle aigle a suivi toute la scène et le perfore du regard lorsqu’il touche le sol de l’autre côté et en contre bas du vallon. Elle se lève sur son aire pour mieux juger la situation et s’élance pour aller en découdre avec cet intrus. A ce moment là je pense que c’en est fini du circaète. Elle progresse intelligemment en rasant la partie haute du vallon, contournant un rocher à l’abri du regard de sa proie, pour s’abattre directement sur le circaète sans le moindre coup d’aile. Elle le harponne par derrière de plein fouet avec ses serres et le plaque à terre. Il n’a rien vu venir et se défend à peine, tétanisé par le choc et la puissance de son agresseur. La tête sous le corps de l’aigle et les ailes à demi écartées, il se laisse plumer vivant. Ensuite elle le déplace un peu. La tête du circaète se redresse et il semble implorer de ses yeux jaunes l’aigle qui lui fait face et l’observe d’un regard profond. Ce face à face dure quelques interminables secondes, puis l’aigle s’envole et regagne son aire. La tête du circaète tombe en avant… Il vient sans doute de mourir. Fin de l’histoire il est13h00. » L’aigle n’ayant pas mangé un seul morceau du circaète, il est difficile d’appeler ça une prédation. Il s’agit plutôt d’un comportement territorial de défense envers un grand rapace potentiellement dangereux et dont la présence est non tolérable pour l’aigle si près de son aire. Prédation ou pas, pour le circaète le résultat est le même et il est fort probable que ce mâle adulte aurait transporté le serpent capturé vers une (sa) femelle en train de couver. Compte tenu de l’importance du rôle nourricier des mâles de circaète en période d’incubation, il est certain que sa mort aura entrainé la perte de l’œuf et l’échec de la reproduction pour son couple. Le troisième cas de prédation cette année et imputable au Hibou grand-duc. Pas de chance encore une fois pour ce couple de circaète habitué à voir son aire tomber à terre régulièrement. Nous avions raconté l’histoire l’an dernier, dans le bilan 2017, de ce jeune élevé sur une aire artificielle que nous avions érigée en tout hâte suite à la chute de son nid. Cette année les circaètes sont revenus sur ce site et ont reconstruit l’aire dans le même Pin sylvestre Pinus sylvestris que l’année dernière. L’aire a tenu bon mais cette fois c’est un Hibou grand duc qui est venu perturber ces oiseaux. Lors de notre passage en Aout, nous avons retrouvé les restes du poussin déjà grand 8(plumes en tuyaux bien développées) un peu en contrebas du nid. Nous aurions bien sûr conclu à une prédation par un rapace en observant le type de consommation, mais la découverte d’une belle rémige de Hibou grand-duc au milieu des plumes du jeune circaète nous a dévoilé l’identité précise du prédateur (voir photos 3 et 4). Une signature du prédateur est souvent présente quand le jeune, déjà un peu développé, se défend avant de succomber. Nous avons également eu de telles signatures avec l’Autour des palombes Accipiter gentilis. Photos 1 et 2 : Femelle d’Aigle royal tuant un Circaète Jean-le-Blanc près de son aire. Lozère 15/04/2018 9Photos 3 et 4 : Rémige de Hibou grand-duc et plumée de jeune circaète. Lozère 15/08/2018. 10en vol 13 .V . 00 et tombant des nues , en pleine nature lorsqu’il parade en vol – une esthétique folle – la voilure vrillée au bout , étrangement tendue et la tête et le cou avec des cris d ’espace , ces aboiements sifflés avec tant de blanc et de grâce ! Jean Bonnet 11Photo 5 : ce couple de Circaète Jean-le-Blanc Photographié par Gilles Balança illustre le poème de Jean Bonnet. Je vous laisse deviner qui est le mâle et qui est la femelle. Le suivi 2018 a été effectué avec la collaboration de : L’Office national des forêts, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Lozère, le Parc national des Cévennes. – pour le Causse : L. CAUSSADE, M. CHENARD, B. LAMARCHE, E. MARTIN, H. PIC, H. SARRAN. – pour l’Aigoual : N. BRUCE, G. COSTES, B. DESCAVES, G. KARCZEWSKI, J.L. PINNA, B. RICAU, C. ROMBAUT. – pour les Cévennes : J. BOYER, R. BARRAUD, I. HENRY, E. HERAULT, T. NORE, V. QUILLARD. – pour le Mont Lozère : A. AVESQUE, B. DEFRESNES, D. HENNEBAUT, M. JAMIER. Tèl: 04-66-48-05-47 Mail: malafossejeanpierre@orange.fr Jean-Pierre et Isabelle MALAFOSSE Route de Bassy 48 000 St Etienne du Valdonnez 12

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